LE SHIATSU EN QUELQUES MOTS
Une pratique manuelle qui relie le corps, le mouvement et la qualité de présence.
LA MÉTHODE
Comment se déroule une pratique de shiatsu ?
Les stimulations sont variées, rythmiques et adaptées à la personne. Le praticien cherche une pression juste et une organisation corporelle qui lui permettent de travailler avec précision, sans force inutile.
Une pratique habillée
Le receveur conserve des vêtements légers, naturels et confortables, afin de rester libre de ses mouvements.
Un travail au sol
À l’ISS, l’apprentissage traditionnel s’effectue sur un futon*. Cette pratique développe stabilité, mobilité et qualité posturale.
Des gestes variés
Pressions nuancées, mobilisations articulaires, étirements, pétrissages et malaxages sont associés selon les besoins.
Une présence en mouvement
Le praticien utilise consciemment son corps, ses mains, ses coudes, ses genoux ou ses pieds pour proposer un traitement adapté.
*Une table peut être utilisée exceptionnellement lorsqu’une limitation physique temporaire le nécessite. L’enseignement de l’ISS privilégie cependant le travail traditionnel au sol.
LE CORPS DU PRATICIEN
Travailler à partir du Hara
Le Hara désigne la région située autour du nombril et considérée comme le centre de gravité du corps. Le praticien apprend à organiser ses déplacements et ses pressions à partir de ce centre.
Cette manière de travailler favorise l’équilibre, le centrage, la précision du geste, l’adaptation et une respiration plus libre.
LA VISION ÉNERGÉTIQUE ORIENTALE
Le Ki et les méridiens
Dans la tradition orientale, le Ki désigne la force ou l’énergie vitale. Ses trois grandes sources sont traditionnellement associées à l’hérédité, à la respiration et à l’alimentation.
Le Ki circule dans un réseau de méridiens. Le shiatsu cherche à soutenir et harmoniser cette circulation tout en agissant très concrètement sur les tissus, les muscles, les articulations et les différentes fonctions du corps.
LES ORIGINES
Une tradition japonaise nourrie de plusieurs courants
Le shiatsu s’inspire des pratiques, des connaissances et des philosophies des thérapies orientales traditionnelles. Il se développe au Japon au début du XXe siècle, notamment à partir de l’Anma, puis arrive en Occident dans les années 1970.
Au fil de sa diffusion, il intègre progressivement des apports issus d’approches manuelles occidentales. Le cursus initial de l’International Shiatsu School, développé par Saul Goodman, s’inscrit dans cette rencontre de différents courants.
Parmi les enseignants et praticiens ayant contribué à cette histoire :
Tokujiro Namikoshi - Shizuto Masunaga - Wataru Ohashi - Kiyoshi Kawada - Ryuho Yamada et Ryokyu Endo - Shizuko Yamamoto - Akinobu Kishi - Saul Goodman et Pauline Sasaki - Wilfried Rappenecker et Cliff Andrews
POURQUOI RECEVOIR UN SHIATSU ?
Une approche complémentaire dans de nombreuses situations
Le shiatsu vise à soutenir la vitalité, les capacités naturelles d’autorégulation et la qualité de vie. Il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas une prise en charge médicale.
Tensions corporelles
Dos, nuque, épaules ou région lombaire, après une appréciation adaptée de la situation.
Stress et sommeil
Nervosité, surcharge, difficulté à ralentir ou perturbations du sommeil.
Confort digestif et respiratoire
Certaines perturbations fonctionnelles peuvent être accompagnées dans une approche complémentaire.
Santé féminine
Inconforts liés au cycle, à la ménopause ou à la grossesse, avec une pratique spécifiquement adaptée.
Récupération corporelle
Après certaines foulures ou contusions, lorsque la phase aiguë est passée et avec l’accord médical nécessaire.
Équilibre émotionnel
Un soutien complémentaire dans certaines périodes de fragilité, parallèlement au suivi approprié.
LIMITES, PRÉCAUTIONS ET ÉTHIQUE
Une pratique complémentaire qui demande discernement et humilité
Certaines inflammations aiguës, maladies dégénératives, lésions ou perturbations organiques et fonctionnelles nécessitent une appréciation médicale. Le shiatsu ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical.
Le praticien doit reconnaître ses propres limites et celles de la personne accompagnée. Respect, discernement et éthique guident le choix d’intervenir, d’adapter la pratique ou d’orienter vers un autre professionnel.



